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Étude sur la performance des sites web en 2018

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Étude sur la performance des sites web en 2018

Cet article est en Français
Elena Terenteva
Cet article est en Français
Étude sur la performance des sites web en 2018

La vitesse de chargement des pages est la première chose que vous évaluez lorsque vous visitez un site web… et le temps que vous y passez en atteste ! Cette rapidité est essentielle pour l’expérience utilisateur. Il n’est donc pas étonnant qu’elle soit officiellement devenue un facteur de classement sur mobile, comme sur desktop depuis bien plus longtemps.

Plusieurs études relatives à la corrélation entre vitesse de chargement et taux de rebond ont abouti à des conclusions plutôt préoccupantes : chaque milliseconde compte. Avec cette nouvelle étude sur les performances des sites web, nous avons voulu apporter un peu d’espoir et relativiser ces statistiques potentiellement décourageantes, en prouvant qu’il existe une réelle marge d’amélioration de la performance des sites web.

Ces résultats vous aideront à structurer un workflow d’optimisation de la performance de votre site. Découvrez les principales erreurs commises en la matière, et celles qui méritent une attention prioritaire.

Méthodologie

Cette étude a été conduite sur la base de l’analyse de 150 000 sites web choisis aléatoirement (versions desktop et mobile) afin d’évaluer leur performance. La collecte des données a été réalisée au moyen du nouveau rapport "Performance" de SEMrush, Site Audit, qui fournit des statistiques relatives aux problèmes qui affectent le plus couramment la performance des sites web.

Des résultats surprenants

C’est avec étonnement que nous avons pu constater que 82 % des sites analysés présentent des problèmes affectant de façon significative leur performance. Ils sont d’un niveau de gravité critique pour 44 % (selon l’échelle de gravité des problèmes de notre Site Audit).

Mais nous avons aussi remarqué que la majorité de ces sites en difficulté pouvaient s’améliorer au moyen de techniques basiques d’optimisation de pages, et de simples reconfigurations de serveur.

Examinons de plus près les enjeux que nous avons identifiés, et les moyens que nous vous recommandons pour les traiter.

Étude : performance des sites web en 2018

Évaluez la performance de votre site web

avec l'outil Site Audit de SEMrush

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Ces données vous aideront à évaluer l’ampleur des problèmes rencontrés par votre site web et à cibler vos priorités d’ajustement. Trois enjeux principaux se dessinent :

  • Nettoyer vos redirections

  • Réduire les tailles de vos pages

  • Augmenter la performance de votre serveur

Nettoyer vos redirections

Commençons par le plus évident. Les chaînes et les boucles de redirection sont des problèmes classiques ayant un véritable impact sur la performance des sites. À vous de les éviter si vous ne voulez pas que vos visiteurs perdent patience !

Les chaînes de redirections ont aussi tendance à troubler les robots. Leur budget de crawl est limité et, à chaque redirection, votre page s’éloigne un peu plus de son positionnement réel. Voici une remarquable vidéo de Matt Cutts sur les redirections, si vous souhaitez en savoir davantage à ce sujet.

Si une page contient 3 redirections voire plus, ou une boucle, elle sera identifiée par notre Site Audit comme étant problématique. Selon notre étude, seuls 7 % des sites sont heureusement concernés par cette difficulté.

Évidemment, les redirections d’une page à l’autre sont souvent indispensables en cas de changement de nom ou de rebranding d’un site web, de migration vers le HTTPS, de réduction des pages dupliquées (par exemple "www" et "non-www")… et dans de nombreuses autres situations. Plus votre site grandit, plus il s’avère en effet complexe de conserver une structure saine. Mais les redirections ont tendance à s’accumuler et à créer des chaînes ; plus il y a de liens, plus il faut de temps pour arriver enfin sur la page de destination. C’est pourquoi vous devez être particulièrement vigilant et n’implémenter que des redirections vraiment nécessaires.

Réduire la taille de vos pages

Plus une page est lourde, plus elle contient de ressources… et plus son temps de chargement s’allonge. Vous devez vous assurer que la taille de vos pages, ainsi que de ses fichiers JavaScript et CSS, n’excède pas 2 Mo. Au-delà, notre Site Audit les considère comme trop lourdes et propices aux erreurs. Pourtant, même si 2 Mo suffisent largement pour qu’une page connaisse le succès, 1 % des sites analysés présente encore ce problème. Vous en faites justement partie ? Mettez votre page au régime, et ne la laissez pas dépasser 2 Mo !

Images et Vidéos

Images et vidéos alourdissent considérablement le poids d’une page : commencez donc par elles. Modifier le format, la résolution ou la qualité de votre contenu visuel peut réduire de façon significative la taille de vos pages. Pour y arriver, évaluez la réelle valeur ajoutée de ces visuels, et n’oubliez pas que, bien souvent, "less is more".

JavaScript et CSS

Notre étude a aussi révélé que 68 % des sites analysés comptaient malheureusement des fichiers JavaScript et CSS non minifiés… En les minifiant (c’est-à-dire en supprimant les lignes inutiles, les espaces et les commentaires du code source), vous réduisez la taille de vos ressources et donc leur temps de chargement, en améliorant du même coup votre classement sur les moteurs de recherche. La minification du code JS peut être réalisée à l’aide de 2 outils connus : JSMin et YUI Compressor. Ce dernier peut également réduire le nombre de CSS. Closure compiler est un autre outil pratique qui analyse votre JavaScript et supprime le code mort en le réécrivant ou en le minimisant. L’offuscation est une méthode alternative, un peu plus efficace que la minification, mais aussi plus risquée et propice aux bugs.

En plus de minifier les scripts et les styles, n’oubliez pas de compresser votre code HTML, CSS et JavaScript en utilisant gzip ou deflate. Sa taille sera divisée par deux, voire plus.

Selon les rapports State of JavaScript et Page Weight, qui fournissent des métriques relatives à l’utilisation de JS et de CSS sur le web tant pour l’expérience mobile que pour l’expérience desktop, une page web génère en moyenne 25 requêtes (20 requêtes JS et 5 requêtes CSS).

Pour notre outil Site Audit, les pages considérées comme contenant "Trop de fichiers JavaScript et CSS" sont celles comptant plus de 100 ressources… c’est-à-dire déjà beaucoup ! Et pourtant, 1 % des sites analysés sont concernés. Attention donc à ne pas surcharger vos pages de fichiers JS et CSS. Généralement, moins elles génèrent de requêtes, mieux elles se portent. Envisagez aussi de fusionner vos fichiers CSS et JS en fichiers uniques pour accélérer encore davantage votre vitesse de chargement.

Augmenter les performances de votre serveur

Un des facteurs de lenteur de chargement est bien sûr la taille trop importante des pages HTML. Pourtant, comme nous venons de le voir précédemment, seul 1 % des sites analysés est concerné par ce problème. Comment peut-on donc expliquer les difficultés de chargement des 42 % restants ?

Très souvent, elles sont liées à des problèmes de serveur. Si le serveur web manque d’efficacité, l’accès aux pages est lui aussi ralenti. Contrôlez votre service d’hébergement et le package fourni, ou changez éventuellement de fournisseur… quitte à utiliser un serveur dédié.

La même question se pose pour les sites mobile. La vitesse de chargement y est d’ailleurs encore plus critique, puisqu’ils sont souvent utilisés par des personnes en déplacement. Avec la calculatrice de Think with Google, vous pouvez d’ailleurs évaluer dans quelle mesure l’accélération de votre site peut avoir un impact sur votre chiffre d’affaires.

Il existe toutefois d’autres raisons susceptibles de freiner la réponse de votre serveur, telles que : la lenteur de la logique applicative, des requêtes auprès des bases de données, du routage, des frameworks et des bibliothèques… Sans parler des éventuelles pannes de processeur et des manques de mémoire. Découvrez les recommandations de Google Developers en matière de gestion de ces problématiques et d’amélioration du temps de réponse des serveurs.

Notre étude souligne enfin que 25 % des sites analysés comportent des fichiers JavaScript et CSS non mis en cache. Un problème qui se produit quand la mise en cache du navigateur n’est pas spécifiée dans l’en-tête de réponse. Concrètement, si vous n’activez pas la mise en cache du navigateur, vos utilisateurs téléchargent les mêmes fichiers chaque fois qu’ils consultent votre page.

L’activation de la mise en cache des fichiers JavaScript et CSS permet aux navigateurs de stocker et de réutiliser les ressources de vos pages sans avoir à les télécharger de nouveau, à chaque accès. Leur navigateur uploadera moins de données, ce qui réduira donc le temps de chargement !

Globalement, cette seule solution permettrait à près d’un quart des sites étudiés de fonctionner nettement mieux…

À vous de jouer

Il vous reste maintenant à identifier les points faibles de votre site et à les corriger.

Beaucoup d’autres problèmes s’ajoutent à la seule question de vitesse de chargement. Leur gestion manuelle est donc chronophage et exigeante… à moins que vous ne vous tourniez vers des outils spécifiques qui pourront vous y aider.

PageSpeed Insights de Google est un bon début : il est gratuit, fonctionnel et fournit des rapports pour les versions mobile et desktop. Autre avantage : il se concentre sur les problèmes jugés importants par Google lui-même.

page-speed-google.png

Mais Google utilise les données d’expérience utilisateur de la page Chrome pour évaluer si la vitesse de chargement est rapide, lente ou moyenne. Ce qui signifie donc que vous n’obtiendrez des informations que si votre site reçoit suffisamment de trafic issu des utilisateurs de Chrome. Les sites plus petits risquent de n’avoir aucun résultat.

En cas de vitesse identifiée comme lente ou moyenne, vous pouvez bénéficier de suggestions d’optimisation, sous forme de liste de bonnes pratiques en vue d’accélérer le chargement. Elle mérite d’être bien étudiée, quoiqu’avec une certaine distance : la poursuite effrénée de la performance n’est pas forcément une solution efficace en matière d’amélioration de l’expérience utilisateur.

Pour accéder à une analyse souple et approfondie qui dépasse la seule considération de la performance, nous vous invitons à utiliser l’outil Site Audit de SEMrush.

semrush-site-audit.png

Le rapport "Performance" de Site Audit vous fournit des graphiques statistiques afin d’avoir une vue générale des problèmes techniques de votre site : chacun d’entre eux est défini dans une infobulle, qui précise aussi des possibilités de corrections.

Les problèmes identifiés sont répartis selon leur niveau de gravité : Erreurs, Avertissements et Notifications. De quoi vous permettre de traiter les erreurs critiques en priorité.

Le rapport "Performance" vous permet également de connecter votre compte Google Analytics pour enrichir vos informations en matière d’expérience utilisateur (temps moyen avant interactivité du document de Google Analytics) :

semrush-site-audit-performance-report.png

Comme vous pouvez le constater, il suffit de quelques ajustements et reconfigurations pour accélérer votre site web ! Testez certaines de ses parties spécifiques, éditez des rapports thématiques et inspirez-vous de nos recommandations, pour obtenir les meilleurs résultats sans sacrifier toute votre énergie. Et suivez vos progrès grâce au score de performance, indiqué en haut de vos rapports.

N’hésitez pas à partager cet article, qui peut aider d’autres professionnels du digital à résoudre leurs problèmes de performance de site. Et révélez-nous vos propres pratiques d’amélioration de vitesse de chargement dans les commentaires !

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Elena Terenteva, Product Marketing Manager at SEMrush. Elena has eight years public relations and journalism experience, working as a broadcasting journalist, PR/Content manager for IT and finance companies.
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Commentaires

Il reste 2000 caractères
Stéphane Jambu
Il est quand même curieux que TOUS les webmaster du monde doivent minimifier manuellement leurs fichiers javascript, par exemple. Est-ce que les hébergeurs ne devraient pas le proposer de manière proactive ?
Alina Petrova
Stéphane Jambu
Peut-être ça peut produire des erreurs, si la compression est faite de manière automatisée sur tout le site ?