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Benjamin Thiers

Création de site : les bons réflexes SEO pour vos URLs

Benjamin Thiers
Création de site : les bons réflexes SEO pour vos URLs

Vous envisagez de créer un site web : et si vous partiez du bon pied en optimisant vos URLs dès le départ ? Voici une sélection de conseils pour choisir les bonnes adresses de pages et faire décoller votre référencement naturel.

Concevez directement votre site en HTTPS

En août 2014, Google a officiellement annoncé qu’il favoriserait les sites en HTTPS, qui garantissent ne meilleure sécurité des données en transit. Nous nous situons dans la droite ligne de la culture de Google, qui souhaite favoriser des pages web apportant une meilleure expérience de navigation. Dans les faits néanmoins, le bonus accordé par le déploiement de l’HTTPS reste plutôt faible et difficilement mesurable : ce critère est noyé parmi des centaines d’autres et n’impacte que très marginalement vos classements dans les SERPs.

Mais le poids de ce critère peut évoluer dans le futur. Par ailleurs, le protocole HTTPS sécurise les internautes et peut constituer un facteur de réassurance. En optant directement pour des URLs en HTTPS, vous éviterez d’avoir à les modifier dans quelques mois ou quelques années suite à une nouvelle orientation stratégique. Je vous conseille d’autant plus d’utiliser le HTTPS que des données sensibles et/ou confidentielles, comme des coordonnées bancaires, transitent par votre site.

Optez pour des structures d’URLs les plus simples possibles

Que vous développiez votre site from scratch (éventuellement via un framework) ou que vous utilisiez un CMS clé en main, vous devez construire vos URLs en vous appuyant sur des règles simples. Vous éviterez ainsi la multiplication des redirections ou des pages introuvables (404), qui peuvent finir par être préjudiciables à votre référencement.

Vous créez par exemple un guide ou un annuaire en ligne consacré à l’artisanat ? Si vous intégrez dans la structure de vos URLs d’annonces des éléments comme la ville et/ou le métier, vous risquez de multiplier les changements d’URLs, celles-ci changeant à chaque fois qu’un artisan évolue géographiquement ou change de thématique professionnelle.

Préférez dans ce cas, pour vos annonces, des structures du type monsite.com/artisans/raison-sociale.html plutôt que des URLs construites sur un modèle monsite.com/region/departement/ville/metier/raison-sociale.html. Vous auriez par ailleurs évité, sur une partie des URLs, une refonte due au changement des régions.

De même, si vous développez un site d’actualités, vous pouvez éviter d’intégrer dans votre construction d’URL la catégorie et/ou la date de publication. Si vous décidez de refondre ou renommer certaines catégories, d’actualiser un article pour le faire remontrer dans le classement, vous ne modifierez pas son URL.

Des URLs construites sur des structures simples sont généralement plus durables.

Évitez les URLs trop longues

Optimiser la structure de vos URLs vous permettra aussi de limiter leur longueur. Si une telle démarche ne procure pas d’avantage SEO déterminant, vous proposerez à vos visiteurs des adresses de pages web plus faciles à copier, coller et partager. Vous éviterez par ailleurs d’apporter une masse d’informations superflue aux robots d’indexation de Google, ce qui ne peut qu’être positif.

Pour vous donner un ordre de grandeur, Rand Fishkin a conseillé en 2015 dans un article paru sur Moz.com de ne pas dépasser les 100 caractères et de viser idéalement les 60 caractères.

Oubliez si possible les paramètres dynamiques

Nous entendons notamment par paramètres dynamiques les éléments instroduits par un point d’interrogation au sein de l’URL, du type monsite.com/page1.html?id=214&filter=marque. À ces adresses doivent être préférées les adresses statiques, composées principalement de caractères alphanumériques. Les principaux CMS permettent de configurer des URLs sans paramètres dynamiques en quelques clics seulement. Pensez-y avant de mettre votre site en ligne !

Vous serez peut-être contraint d’utiliser des paramètres de tracking, pour connaître par exemple l’origine d’un clic. Ceux-ci ne posent pas de problèmes SEO particuliers s’ils sont bien intégrés. L’utilisation de balises CANONICAL peut vous éviter une duplication involontaire avec une indexation en double des URLs avec paramètres.

Vous pouvez intégrer des mots-clés… Mais pas trop !

Vous pouvez reprendre dans vos URLs les mots-clés de votre article, sans non plus les multiplier au risque de verser dans le keyword stuffing. Par exemple, évitez de répéter un mot déjà présent dans votre nom de domaine ou dans un autre élément constituant l’URL, et préférez-lui le cas échéant un synonyme.

Par exemple, plutôt que de choisir une URL du type monreferencement.io/referencement/devenir-un-pro-du-referencement, préférez-lui une adresse du type monreferencement.io/seo/devenir-un-referenceur-pro : vous restez dans votre thématique et diversifiez votre lexique par des synonymes.

Vous pouvez aussi limiter l’intégration des stopwords (par exemple : et, ou, un, une, etc…) qui allongent vos adresses sans apporter de sémantique supplémentaire.

Notez que certains référenceurs, dont la compétence est reconnue, ont décidé de ne plus intégrer de mots dans les adresses de leurs pages. Laurent Bourrelly, par exemple, propose dans son blog des URLs du type laurentbourrelly.com/blog/54480.php. Une telle stratégie n’a rien de choquant sur un point SEO, si votre structure HTML, votre contenu et votre maillage interne sont sains.

Une création de site ? Faites-vous accompagner par un pro du SEO !

La création d’un site est l’occasion de partir sur un projet de référencement vierge. Les mauvais choix peuvent handicaper durablement votre visibilité sur Google et représenter un frein à votre activité. Faites-vous accompagner par un prestataire ou une agence digitale spécialiste du référencement naturel. Vous profiterez ainsi d’une expertise et d’un retour d’expérience qui vous feront gagner beaucoup de temps, vous assureront une meilleure visibilité et un retour sur investissement plus rapide via le Search Engine Optimization.

Benjamin Thiers a débuté sa carrière dans la communication digitale et le référencement naturel en 2003. Il a rejoint au printemps 2016 les équipes SEO de l’agence digitale Digimood. Enseignant pour Kedge Business School, il vient de co-publier avec Julien Ringard “Ce que Google veut : comprendre le référencement naturel” aux éditions Studyrama Pro. Sites : benjaminthiers.net et Digimood.com

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